dimanche 31 mai 2009

LES FILLETTES AIMENT MADMOIZELLE.COM





Et Madmoizelle le leur rend bien! 

Voici leur street style en vidéo


A très vite!

UN ANNIVERSAIRE COMME AU TEMPS D'AVANT



Nous allons aujourd'hui vous raconter l'histoire d'une fillette qui rêvait de fêter son anniversaire "à l'ancienne", comme en 1925 et des poussières.

Un lieu: le Parc Floral, un thème: chapeaux obligatoires, une heure: un début d'après midi de printemps, un but: faire la fête autour d'un délicieux pique nique.

La journée fut belle, nous nous sommes régalés, amusés et avons fait fureur, les passants nous observaient comme si nous sortions tout droit d'une machine à remonter le temps.

Vous y verrez plus clair avec ces images. Et en exclusivité nous vous dévoilons ci dessous quelques recettes pour réussir un pique nique, à l'ancienne. Ou pas.

Les photos sont d'Alexandra Geyser (une Fillette),  pour voir son travail cliquer ici








Brochettes sucrées-salées au sésame                  
(recette d'Amandine Geers, publiée dans ELLE de novembre 2008)

Enfilez des morceaux de dinde sur des piques en bois préalablement trempés dans l'eau. Nappez-les légèrement de sirop d'agave (le sucre le plus sain du monde, qu'on trouve chez Monoprix). 
Roulez les brochettes dans des graines de sésame blond.
Glissez-les au four (180°C) et faites cuire 15mn en les retournant à mi-cuisson.


Salade de crevette et fraises au citron vert:
(crée par une Fillette)

Pour 6 personnes:
2 avocats bien mûrs, 1 concombre, 250g de fraises, 300g de crevettes, 2 citrons vert, 1 cuil à soupe de vinaigre balsamique, 3 cuil à soupe d'huile d'olive, de la menthe hachée, de la coriandre ciseliée, fleur de sel et poivre.

Coupez le concombre  et les avocats en petits morceaux. Rincez puis équeutez les fraises. Dans un bol, mélangez le jus des citrons, le vinaigre et l'huile, salez et poivrez.
Mettre les crudités, les fraises et les crevettes (coupées grossièrement), dans un saladier. Rajoutez la vinaigrette et les herbes.


Il ne vous reste plus qu'à tester ces recettes (qui épaterons tous vos convives), et nous dire ce que vous en pensez.

N'hésitez pas à nous envoyer vos recettes, Les Fillettes adorent ça.


vendredi 29 mai 2009

GLAM'FOOT



Fillette ou Football? Telle est la question. Et bien j'ai envie de vous répondre: les deux!

Pour vous aujourd'hui, la fillette que je suis se dévoile un peu plus encore. Qui l'eut cru? Et oui, ne soyez pas choqué(e)s, j'aime le football! Et depuis bien longtemps.

Je vous vois venir avec votre sourire en coin "Ouaiiiiiiiis mais ce qui t'intéresse c'est les joueuuurs, le sport en lui même tu t'en fous, tu fais semblant, t'y comprends rien...!" A ce moment de la discussion je vous réponds: certes j'aime voir un mâle musclé courir après une baballe MAIS pas que! Le sport en lui même me fait vibrer. J'aime la tension qui monte minute après minute (je sais parfaitement qu'un match dure 90 minutes messieurs, oui oui, et toujours un peu plus en comptant les prolongations). J'aime le bruit du pied caressant, frappant ou brossant la balle. J'aime hurler dans une tribune pour encourager mon équipe. J'aime j'aime j'aime.

C'est donc officiel, le football n'est pas qu'un sport destiné aux hommes. En tant que fillette il me va doit au coeur et bien au teint.

Après avoir été longtemps une fervente supportrice de l'AS Monaco, j'ai désormais posé mon dévolu sur Bordeaux, lequel, d'après mes calculs et mes espoirs est quasiment assuré du titre de champion de France 2009 (ouououououououououououououououououuouo)

Pour autant je me dois d'être honnête avec vous, Bordeaux sans Yoann Gourcuff c'est un peu comme Pierre Hermé sans ses macarons. Sans lui c'est ni drôle, ni glamour. Pour moi c'est le meilleur! (oui et le plus sexy aussi, mais chuuut ça c'est un secret,  je n'aimerais pas que d'autres filles s'en rendent compte, je tiens à rester son unique courtisane, d'ailleurs Yo si tu m'entends je...oups pardon je m'égare).

Tout ça pour vous dire qu'on peut aimer le foot, avoir un faible pour les beaux-mecs-intelligents-riches et modestes tout en étant addict à la mode.

Mon défi du jour: comment demeurer élégante, fillette et sexy sous le maillot de mon cher numéro 8?



Ca n'est pas simple car le maillot en lui même n'est pas ce qu'on pourrait appeler un vêtement "ultra fashion". Mais je l'ai fait (parce qu'une fillette ne recule devant rien!).
Rajoutons à cela de bons basiques chics et le tour est joué (je porte une veste de costume H&M, un mini short en jean Zara et des chaussures à brides Forever 21) 
Pour voir la photo en grand, il suffit de cliquer dessus.


Images d'Alexandra Geyser (pour voir son travail, cliquer ici)




jeudi 28 mai 2009

UNE PURE FILLETTE: COEUR DE PIRATE


Avec sa bouille de bébé et sa voix à fleur de peau, cette petite piratesse québécoise peut facilement nous tromper sur son âge, oui oui, c'est assurément une fillette. Il n'y a que ses tatouages qui mettent la puce à l'oreille, tellement imposants sur ce petit corps, si acidulés mais si "rock'n roll", on se dit alors qu'elle ne doit pas être toute jeune (et on se dit aussi que c'est trop classe une fillette tatouée, j'adoooore ce côté bad girl, d'ailleurs je vais peut être y songer tiens...)
Pianiste de choc et chanteuse chic, voilà comme je définirai Coeur de Pirate (vous pouvez l'écouter).
Elle nous parle de ses histoires de coeur, sans concessions, de sa vie de jeune fille et de la complexité des rapports homme/femme, elle en parle sans chichis, du coup on s'y retrouve tous.
Mon iPod aux oreilles dans le métro, je me sens tout de suite pleine de pêche en l'écoutant accompagnée de son piano, d'une batterie, de xylophones, violons et j'en passe.
Elle nous joue des valses, des comptines, des chansons qui donnent envie de faire tourner notre robe à volants. C'est doux comme une brise d'été. C'est bon...bon.

Lisa

mardi 26 mai 2009

T'ES CUPCAKE OU T'ES OUT AGAIN

Après la leçon, les travaux pratiques...







Fortes de nos connaissances en pâtisserie américaine, il est grand temps de se foutre les mains dans la farine. En me réveillant un dimanche, voyant le soleil revenir de sa longue retraite printannière, j'ai eu une soudaine envie de régression, de vanille, de robes à fleurs, de crème fruitée... oups, je bave!
Profitant de la proximité de mon charmant logis avec le bois de Vincennes, ni une ni deux, emballé c'est pesé, j'ai appelé Pauline la pin-up et ressorti les robes et accessoires qui ont fait la gloire des '90s. Mais si rappelez vous de la jupe à fleurs et du blouson en jean, du liberty, du rose Barbara Cartland...
Le temps de préparer les gâteaux, le soleil nous attendait, Pauline arrivait en parsemant les cupackes de paillettes et la nappe était mise sur les herbes folles.








Comme il faisait de plus en plus chaud, Pauline a enfilé sa robe Topshop et enlevé ses chaussures ASOS, dénudant ses pieds vernis de couleurs Urban Outfitters....
Les fillettes aiment le shopping virtuel!





Et comme une fillette aime jouer avec les tendances, Pauline m'a montré le nouveau headband (mais si, ces serre-têtes que l'on porte en mode toutouyoutou!) qu'elle s'était fabriqué avec quelques fleurs artificielles achetées en droguerie.







De la créativité, un peu d'huile de coude et c'est fait!



Robe bustier Topshop, blouson Levi's vintage




Par contre, le souci du nappage crémeux des cupcakes c'est qu'il fond comme neige au soleil donc on s'est empressées de les engloutir. (Chouette excuse hein?)




Vinyl Blondie de chez Gilda, rue des Bourdonnais, Moules en silicone Monoprix



Et maintenant toutes à vos tabliers, c'est l'heure de la leçon. Les recettes diverses et variées se bousculent concernant les cupcakes mais je vais vous dévoiler les proportions infaillibles, pour 10 petites merveilles... oui parce que 12 ou 24 c'est un peu trop quand on veut juste en manger quelques uns devant la télé.




Ingrédients de la pâte à cupcake
120 gr de beurre doux et bien mou (mais pas fondu et liquide!)
120 gr de sucre blanc
140 gr de farine T45
2 oeufs
2 cc de levure
1 cc d'extrait de vanille
1/2 cc de bicarbonate de soude (pour le moelleux)
Dans un grand bol, on mélange d'abord la farine, la levure et le bicarbonate.
Dans le bol d'un mixer, on bat le beurre et le sucre jusqu'à obtenir un mélange crémeux et quasi-mousseux, d'où l'importance du beurre bien bien mou. On ajoute la cuillère à café d'extrait de vanille puis les oeufs un à un.
Il ne faut pas hésiter à mixer longtemps pour que tout soit bien incorporé et à arrêter le mixer de temps en temps pour y plonger une spatule souple et mélanger les dépots qui peuvent se faire sur le bol.
On verse ensuite le tout sur la farine, et là, supra-méga-important on incorpore le tout avec une spatule. Out le fouet électrique ou même le fouet à la main qui risquerait de trop brusquer la farine (oui de la farine ça peut se brusquer) et d'avoir un résultat trop compact.




La pâte au final rappelle un peu une pate à cookie, dense et aérienne à la fois.





C'est en fait là qu'est la différence avec le muffin, le cupcake au four ne doit pas gonfler sur le dessus, il doit rester assez plat, la décoration sera ensuite plus facile à appliquer.






J'utilise des moules en silicone de chez Monoprix parce qu'ils sont très faciles à utiliser et à laver et qu'il n'y pas besoin de les beurrer et les fariner pour faciliter le démoulage. Pour celles qui utiliserait des moules en fer, il suffit juste d'y glisser des petites caissettes en papier à usage unique qu'on trouve en supermarché.... Mais je trouve pas ça très cool et écolo!
On met donc l'équivalent d'une grosse cuillère à soupe dans chaque moule, et on ne surdose pas pour remplir le moule car la préparation gonfle quand même pas mal à la cuisson.





On met le tout au four préchauffé au moins 10 minutes à 180 degrés, et c'est parti pour 20-25 minutes.
En général il ne faut pas ouvrir le four pendant la cuisson pour ne pas dégonfler les gâteaux, mais moi j'ai fais exprès de l'ouvrir une ou deux fois pour que justement il garde une forme régulière.
Je suis pas très à cheval sur le timing donc je considère qu'un gâteau est cuit quand il est pas encore trop brun sur le dessus et surtout quand une fourchette plongée au centre en ressort propre.





Et voilà le travail, arrive maintenant le plus dur, le nappage!
Je bannis complètement la crème au beurre qui est assez indigeste mais très facile à préparer; pour un poids de beurre, mettre la moitié en sucre glace.
Moi ce qui me botte c'est le nappage cream cheese, qui a un vrai goût et pas un goût de gras!
Mais comme j'ai la flemme de faire tout Paris pour trouver le Philadelphia Cream Cheese qui se la pète, je prends son parfait équivalent français, le fromage à tartiner. Ce n'est ni de la Vache qui rit, ni du Kiri, ni du Saint Moret, juste du "vulgaire" fromage à tartiner de supermarché. Le Leader Price et le Carrefour sont très bien et pas cher du tout et c'est bien: la fillette a un budget serré!
Ingrédients du nappage
225 gr de fromage à tartiner, soit une barquette et demie, tout juste sortie du réfrigérateur
50 gr de beurre très mou (mais pas liquide hein?)
100 gr de sucre glace
On mélange le tout au mixer, assez longtemps jusqu'à ce que ce soit lisse et beau à voir. Il faut garder l'ensemble frais, pour que ça se tienne sans dégouliner.
Et là c'est parti pour le festival : colorants alimentaire, coulis de fruits rouge, cacao en poudre... tout est possible pour le colorer, de même pour les décorations : vermicelles multicolores, perles argentées (comestibles of course) pépites de chocolat ou fruits rouges. Tout est permis.
N'étant pas une déesse de la poche à douille, je préfère l'application à la spatule façon maçonnerie, c'est plus drôle et ça fait moins de chichis.
Je vous ai tout dit non?
Il ne me reste plus qu'à vous préciser que les photos ont été faites par Maxime de Pommereau et que la charmante Pauline a apporté sa touche créative au glaçage des cupcakes.

vendredi 22 mai 2009

LES FILLETTES AIMENT...

...Glamour et ses lectrices lorsque elles proclament, dans le dernier numéro (de juin), que "paraître 25 ans quand on en a 16" c'est à 70% PAS GLAMOUR.
Pour voir de plus près c'est là.

Et vous, vous en pensez quoi?

jeudi 21 mai 2009

LES FILLETTES BY NIGHT

Quand les fillettes sont DJ's...

video
Filmé par Leslie Maynard
Monté par Timothée Augendre

Merci au NY Club, 
à leurs physios, 
à Stéphane Million, 
et à cette soirée inoubliable.


mardi 19 mai 2009

BERLINETTE FILLETTE


Une fillette perdue à Berlin c'est à peu près comme une aiguille dans une botte de foin.
Autant vous dire qu'on la retrouvera difficilement. Tant il y a d'espace, d'air, de place, de vert (je vous jure que je n'ai pas cherché à faire de rime, c'est Berlin, elle fait de moi une poètesse)

Je tenais à vous parler de mon coup de coeur pour cette ville, qui semble dénuée de tous les défauts que peuvent avoir les capitales européennes en général. Vivant à Paris, ville que j'adore mais qui me fatigue au plus au point, je serai peut être un poil utopique à propos de  Berlin qui m'a fait prendre un bon bol d'air frais, ou plutôt un magnum.

Je suis même sur le point d'élire Berlin, capitale de la coolitude, de la baba-coolitude, et surtout, surtout, capitale du vintage, en tout genre. La ville entière respire le vintage, l'ancien. 

Vingt ans nous séparent de la chute du mur et nous voilà plongés dans la crise économique, les Berlinois, au milieu de tout ça, ont choisi la méthode douce de la débrouille infinie pour survivre.

Tout ça produit une harmonie et un souffle de liberté que je n'ai jamais ressenti ailleurs. Les murs des rues affichent une expo de tags (beaux et réfléchis), les enfants ont leurs petites tables à eux dans les restaurants ( et en tant que fillette j'y ai eu droit...mais oui). Il n'y a jamais foule nulle part, on ne ressent pas le stress de la ville. Un repas coûte en moyenne six euros (et j'ai rarement aussi bien mangé, sérieux). Les supermarchés sont bio et les gens affichent en moyenne une sérénité et une joie de vivre inconnues dans nos contrées.
Grosse précision tout de même, c'est de Berlin Est que je parle.

Le Berlin Ouest est resté beaucoup plus austère et il y flotte un étrange sentiment d'arrêt dans le temps, comme si on était toujours en 1989, il reste vintage, mais dans un "autre délire" si je puis me permettre, cependant très intéressant à visiter et super dépaysant)

En bref, ces quartiers du Mitte et plus précisément Eberswalder Strasse, Mauerpark et autres Prenzlauerberg  m'ont fait rêver et je vous ai concocté un petit assortiment de photos pour vous faire voyager aussi.

Cependant je tiens à souligner les quelques mauvais côtés de la ville -il y en a forcément- (le pays des bisounours n'existe pas, sinon j'y vivrais déjà depuis belle lurette).
D'abord le prix des fringues en friperie. Ils ont compris que la friperie était tendance, du coup les boutiques sont ultra classes, les produits bien présentés par couleur et par taille, mais c'est un peu cher. L'énorme bon plan: les vides greniers le dimanche, ultra sympa, familial, et affaires à faire (j'y ai dégoté une montre ancienne, "Kiki", pour 5 euros, à tomber).
Ensuite le "bicycle power". On est d'accord: une ville où tout le monde roule à vélo, on ne peut que trouver ça génial. Le seul souci quand on a pas l'habitude et qu'on est une fillette un peu tendue du slip niveau circulation, c'est que les vélos roulent sur les trottoirs. Pour eux c'est normal. Pour moi compliqué: je les gênais un peu et vice versa, n'ayant pas tout de suite compris où était ma place sur le trottoir.

Mais à part ça, c'est la dolce vita.

Admirez. (Si vous cliquez sur la photo elle s'affiche en grand!)

                                                   
                                 
                                                                                      

                                                                            



 







                                           

                                             

                                            





En vrac et par ordre d'apparition: 
1-vitrine vintage -2- memorial Shoah -3- cupcakes à la sauvette -4- friperie -5- café au hasard d'une rue -6- fillettes vendant gâteaux maison -7- vide grenier Mauerpark -8- montre "Kiki"-9- façade d'immeuble -10- squat d'artiste -11- yeux au ciel -12- photomaton -13- métro -14-presse-

Lisa

lundi 18 mai 2009

T’ES CUPCAKE OU T'ES OUT

Ce week-end, mon petit lémurien de boyfriend m’a gentiment offert le kit Cupcake acheté chez Colette. Je me suis dit que si les cupcakes étaient arrivés chez Colette, c’est qu’ils faisaient partie des tendances été 2009, et qu’il fallait en parler.

Du haut de mon 1m 57, je me suis sentie investie d’une nouvelle mission: percer le mystère du cupcake. Les fillettes sont certes plus petites que la moyenne mais n’en sont pas moins d'excellentes cuisinières.

Cela fait un petit bout de temps que je me renseigne sur le sujet parce qu’il faut bien le reconnaître, les fillettes sont toujours en avance sur la tendance, et soyons franches, aujourd'hui si tu veux avoir la branch'attitude made in Paris, tu te dois de savoir faire des cupcakes, ces petits gâteaux so sweety but so fatty.

Mais pourquoi un tel engouement pour de simples gâteaux multicolores ?

D'abord leur lieu de provenance: le cupcake est une spécialité anglo-saxonne, qui apparaît dans un bon nombre de séries, notamment Sex and the City, où notre chère Carrie crêche à deux pas de la meilleure pâtisserie de Manhattan, Magnolia Bakery (j’y suis allé en vrai c’est dingue!!). En voyant ces petites choses si mignonnes si innocentes, dans les assiettes de nos actrices préférées, certaines ont voulu re-goûter au plaisir de l'enfance, car les cupcakes sont si petits, colorés, sucrés, ludiques, qu'ils sont en quelque sorte notre petite machine à remonter le temps, une façon de redevenir, pour quelques instants, une petite fille jouant à la dînette.

Evidemment la version 2009 est bien loin de la recette classique de Gran-mother. Le cupcake, cette saison, est "very bio", fait avec des ingrédients naturels et des colorants à base de fleurs. Les Parisiennes faisant très attention à ce qu’elles portent à leur bouche, le cupcake doit, en apparence ressembler à tous les autres, mais secrètement ne pas dépasser les 10 calories. Il faut donc que ton cupcake soit amusant en surface, mais pas au point de faire rire les copines à propos de la grosseur de ton postérieur.

La réalisation d’un cupcake parisien est devenu une vraie guerre aujourd’hui. L'enjeu: être la plus originale en matière de décoration et bien sûr la plus diet dans la recette.

La trouvaille du nouveau colorant à base de rose qui embaumera ton cupcake est un secret aussi bien gardé qu’un pass aux ventes presse Chloé.

Sachant qu'en règle général, la fillette est vraiment super-sympa, je vais vous donner mon adresse fétiche ; petit bémol: ce qu’on trouve dans ce magasin n'est pas vraiment fait à base de produits naturels et il est pratiquement impossible d'en connaître la composition , c’est écrit trop petit, mais c’est beaucoup trop joli et girly pour y résister.

Il se trouve dans le quartier Etienne Marcel à Paris (où vous trouverez plusieurs boutiques de pâtisserie) c'est chez Mora, 13 rue Montmartre (1er)

Entrant pour la première fois dans ce temple du gâteau, je me suis crue au pays de Barbie, mes rêves les plus fous en matière de pâtisserie pouvaient être enfin réalisés. Voyant qu’une petite troupe de parisiennes branchées avaient, elles aussi, repéré l’enseigne, je me suis faufilée entre leurs grandes jambes longilignes (et oui ça aide d’être une fillette), et je suis arrivée en pole-position devant le rayon colorant. Les produits de ce magasin proviennent essentiellement des USA, ce qui explique les prix (un peu) élevés à mon goût (super le jeu de mot!). Fillette mais raisonnable, je n’ai pas tout acheté.

De plus, j'en conclus qu'il est bon de trouver un compromis entre quelques décorations dans ce type de commerce, et le reste acheté dans un magasin bio. Car si ces petites merveilles sont très jolies à regarder, niveau saveur, il ne se passe pas grand chose si ce n'est cette explosion de sucre qui envahit le palais.

Je finirai en disant qu’il faut faire son propre mélange, selon ses goûts et ses envies, mais que cela doit rester ludique et joyeux, le cupcake est par définition un "gâteau happy"ne le rendons pas trop fashion il pourrait se la péter.

Pour ma part j’ai craqué pour le gel mangeable à paillettes, j’en glisse partout (c’est pas très bon au goût, mais on s'en fout c'est beau).

Alors j’espère avoir de vos nouvelles en matière de petits gâteaux et je vous le répète: laissez sortir le cupcake qui est en vous.

Et pour celles qui ont trop peur de prendre un gramme, il y a la version tricot!



dimanche 10 mai 2009



Un ami nous a fait parvenir cette photo.
Contentes de voir que d'autres y ont pensé .

Bisettes.

samedi 9 mai 2009

I'M NOT A GIRL NOT YET A WOMAN




Aujourd'hui je vais vous parler d'un film de fillettes à l'état pur.

Je vous informe de suite que ce film est projeté seulement dans 3 ou 4 salles à Paris (je ne suis pas allée voir sa programmation en Province mais ça ne doit pas être joli joli), car qui dit "film indépendant" dit "difficulté d'être distribué" et en général, ce genre de film ne reste pas plus d'un mois à l'affiche...Il vous faudra donc être disponible, par exemple, un vendredi à 11h30 du matin, pour avoir la chance de le voir.

"Ils mourront tous sauf moi" a été réalisé par Valeria Gaï Guermanika, une fillette russe de 23 ans, qui signe là son premier long métrage, et qui fut en lice l'an dernier pour la caméra d'Or au festival de Cannes

Les comédiennes du film, agées d'environ 23 ans également, y interprètent des adolescentes de 15 ans, et on y croit comme si c'était vrai.
De vraies fillettes ! A quoi s'ajoutent de belles performances d'actrices.

L'histoire se déroule entre le lycée et la maison . On est embarqués dans la vie quotidienne d'adolescentes avec leur cortège de premières fois. L'essentiel du film relatant la préparation d'une soirée au lycée : promesse de fête, de flirts, d’expériences en tout genre susceptibles de repousser l’enfant qui respire encore dans ces corps de jeunes filles. Alcool, drogue, sexe... la boum est le lieu de tous les interdits que le trio s’impatiente de pouvoir enfin transgresser.

Mais là ou d'autres auraient pu se contenter de raconter la chose de façon plus ou moins moraliste, le film ne cesse de nous étonner par sa violence et sa cruauté.


Le spectateur se trouve transporté dans une Russie pauvre, là où la vie n'arrive pas à se souvenir qu'elle a pu faire des cadeaux. On est à mille lieux des Gossip Girl et autres Beverly Machin qui, à côté, font penser à des citoyennes du pays des Bisounours. 

Ames sensibles, s'abstenir, voilà un film social, brut de chez brut, un cinéma vérité, filmé caméra-épaule la plupart du temps, qui donne au spectateur le sentiment d'être au milieu des héroïnes, au bord de leur vie.

Sincère, sauvage, entier, et plein de vie, ce film ne prétend à aucun moment donner la leçon, mais porte un regard aiguisé sur le monde comme il va. Un regard juste ou plutôt, juste un regard... de fillette.

Lisa